29 novembre 2007
AG de P8 aujourd'hui
Motion 1
votée par l?'Assemblée générale du 29 novembre 2007
à la quasi unanimité des 600 à 700 présents, moins une quinzaine
d'abstentions.
L'assemblée générale des personnels et des étudiants réunie le 29 novembre 2007 a débattu des mesures
annoncées par le gouvernement sur le plan budgétaire : elles attestent que
l?'exigence d?un réengagement financier de l?'Etat est bien fondée. Elles ne
remettent pas en cause le coe?ur de la loi sur les libertés et les
responsabilités de l?université en termes de réduction des espaces
démocratiques de la gestion de l?'université, de recours aux financements
privés comme facteur d?'inégalité entre universités, et de mise en concurrence
de celles-ci. Ces annonces budgétaires ne prévoient aucune création d'?emplois
publics, et accompagnent de fait un transfert de charges de l?'Etat vers les
universités qui va fragiliser nombreuses d?'entre elles.
A cet égard, l'?AG réaffirme son opposition à la LRU et en demande l'abrogation. L'AG s'inscrit dans la mobilisation nationale actuelle des universités, et veut poursuivre le débat sur la nécessité de transformer
l?'université afin d'oeuvrer à sa démocratisation, au respect de ses
missions de service public d'enseignement et de recherche, à la réduction des
inégalités au sein de l?enseignement supérieur.
Motion 2 votée par environ 400 pour, une quinzaine de contre, et une trentaine
d?'abstentions.
L'assemblée générale a débattu des modalités d'action en vue de permettre à
la grande majorité des personnels et des étudiants de prendre part au débat et
à la mobilisation actuelle. A cet effet elle a décidé de retenir les modalités
d?action suivantes :
- pour favoriser la présence de tous sur le site de
l'université en garantissant l'accueil et le dialogue entre tous, l?'AG adopte
le principe de suspension des cours sous leur forme habituelle et celui de
favoriser le débat dans les départements entre les enseignants et leurs
étudiants sous forme d'ateliers, afin d'aborder les effets de la LRU sur l'université, ainsi que les effets de la mobilisation sur le déroulement
des cours, pour élaborer ensemble des modalités compatibles entre
ateliers, mobilisation et validation du premier semestre ;
- rappelle la résolution du CEVU concernant notamment
l'absence d'examens, de partiels et de sanctions liées aux absences le temps
de la mobilisation ;
- pour faire vivre l?'université critique que nous voulons,
l'?AG décide que la tenue des ateliers doit être compatible avec les tables
rondes / forums inter-UFR dans les halls des bâtiments, afin que se tiennent
des formes alternatives d?'enseignement à plusieurs voix et compatibles avec :
- la participation aux initiatives de mobilisation tant
locales que nationales : AG d?UFR, « Université critique pour tous » le 1er
décembre, manifestations.
L'AG se prononce pour l'organisation d'une manifestation nationale.
Une nouvelle assemblée générale est convoquée pour mercredi 5 novembre à 10h.
25 novembre 2007
tract 4p pour demain lundi
la journée de demain, avec la reprise des transports, va voir beaucoup d'étudiants revenir sur l'Université. C'est le moment de reprendre le débat, de diffuser des arguments.
télécharger le 4p ici : tractLRU231107.pdf
20 novembre 2007
cours alternatifs dans le cadre du mouvement
En plus de journées de manifestions et des Assemblées générales, la aprticipation des enseignants-chercheurs au
mouvement contre la loi LRU peut, sous forme de cours alternatifs, participer à la réflexion sur les
conséquences de cette loi, sur l'analyse de la situation de
l'Université aujourd'hui et sur les réformes progressistes en cours
d'élaboration.
le programme du Mercredi 21 novembre:
(lieux des cours alternatifs affichés dans le hall)
10h
La crise du logement étudiant (par un militant de l'association Jeudi noir)
La crise de la recherche en France (Cédric Lomba)
Projection du film "Le grand soir"
14h
Les conséquences des réformes sur les diplômes et
la pédagogie, le lien formation/emploi (Stéphane Bonnéry)
Comparaison des systèmes universitaires internationaux (Roser Cusso) + intervention des étudiants Erasmus de l'UFR 4 à propos des réformes universitaires dans leur pays
Réforme du gouvernement des universités et conflits
des facultés (Charles Soulié)
appel et RDV de l'intersyndicale de Paris 8
texte de l'intersyndicale au format texte : P8_Tous_en_gr_ve_le_20_novembre
Tous en grève le 20 novembre
Les
fédérations de l’éducation nationale dénoncent une politique gouvernementale
qui va à l’encontre de la réussite de tous les jeunes.*
Avec 11200
suppressions de postes à la rentrée 2008, s’ajoutant aux milliers de suppressions
de ces dernières années et au chômage croissant des précaires, une nouvelle
étape est franchie dans la dégradation du service public d’éducation. La
formule du premier Ministre annonçant « moins de services, moins de personnels,
moins d’état » va se traduire par des régressions inacceptables tant pour les
élèves et les jeunes que pour les personnels.
Les
conditions d’encadrement et d’enseignement vont atteindre un point critique.
Les écoles, les établissements et les services les plus fragiles verront leurs
difficultés accrues, les inégalités s’accentueront. L’offre de formation sera
réduite, l’objectif de la réussite de tous les élèves compromis.
Les
personnels verront leurs conditions de travail se détériorer d’avantage. La
précarité s’accentuera encore. Le pouvoir d’achat continuera de se dégrader et
les garanties statutaires sont menacées.
La loi
relative aux « Libertés et Responsabilités des Universités » est une première
illustration de cela en ce qu’elle organise la concurrence entre universités,
le recours aux emplois contractuels et précaires contre le statut de la
fonction publique, au détriment de l’exigence d’égalité et de qualité du
service public d’enseignement supérieur.
La
mobilisation pour la défense du service public passe par une lutte convergente
avec celle des étudiants pour l’abrogation de la loi LRU.
Face à
cette politique, les organisations syndicales
Ferc-sup CGT,
SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNPREES-FO de l’université Paris 8,
estiment
que l’heure est venue d’une riposte d’envergure pour obtenir, l’abrogation de
la loi LRU, un nouveau budget et donner un nouvel élan au système éducatif.
Elles
appellent les personnels à participer massivement à la grève et aux
manifestations du 20 novembre dans le cadre de l’action Fonction Publique.
Alors que
le gouvernement s’acharne à vouloir nous diviser et n’hésite pas à utiliser la
répression comme réponse aux revendications, il nous faut faire de cette
journée du 20 novembre, une grande journée de revendication.
Pour
l’abrogation de la loi LRU
Pour la défense de la Fonction Publique
3 dates
importantes :
Les présidents d'université ne parlent pas en notre nom
Texte paru dans Le Monde daté du 19.11.07. Lien vers le journal. L'article en PDF : Le_Monde_19nov2007.
Le renforcement des pouvoirs que prévoit la loi Pécresse occulte les positions critiques des enseignants et des autres personnels
Depuis le début du mouvement étudiant contre la loi réformant les universités, dite loi Pécresse, il est frappant de constater à quel point est massivement présente, dans les témoignages recueillis par les journalistes, la parole des présidents d'université. Etant admis qu'une communauté universitaire comprend pour l'essentiel trois composantes (étudiants, enseignants et personnels administratifs), tout se passe comme si, pour connaître l'avis des deux dernières catégories, le seul avis des présidents d'université suffisait.
Certes, ceux-ci sont élus parmi leurs pairs enseignants, mais la légitimité de l'élection n'en fait pas pour autant les uniques représentants des centaines d'enseignants et de membres du personnel de chaque université. Et ce, d'autant moins que la loi en question est un curieux hybride d'idéologie néolibérale et d'aspirations dominantes au sein de la Conférence des présidents d'université (CPU), qui ne datent pas de l'élection de Nicolas Sarkozy et qui sont partagées par des présidents de bords politiques différents, la fonction tendant à transformer la personne.
Or, au-delà de tous les risques déjà dénoncés (paupérisation de certaines universités, désengagement financier de l'Etat, remise en cause des statuts de certains personnels par l'extension du domaine de la contractualisation, etc.), la nouvelle loi conduit à un renforcement sans limite des prérogatives des présidents, que ceux-ci se gardent bien de contester.
Assez curieusement ceux-là même qui se plaisent à rappeler à tout instant - y compris dans l'étonnant éditorial du Monde du 14 novembre - l'approbation de la nouvelle loi par la CPU se gardent bien de la mettre en rapport avec les nouveaux pouvoirs conférés aux présidents par la loi Pécresse. Pour comprendre les enjeux de cette affaire, il vaudrait mieux d'ailleurs éviter de postuler un conflit caricatural opposant les modernes et dynamiques partisans de la réforme aux opposants archaïques, empêtrés dans l'immobilisme.
Or, il convient de rappeler que la nouvelle loi ne se justifie en rien par la nécessité de dépasser un régime d'assemblée anarchique, qui interdirait les décisions claires. Avant même son vote, les institutions des universités françaises étaient déjà affectées par un fort tropisme " présidentialiste ". A titre indicatif, le président n'était en rien responsable devant les conseils centraux de l'université et, en cas de conflit sérieux, la seule arme qui demeurait au conseil d'administration était de refuser de voter le budget annuel (faisant ainsi courir à la communauté le risque d'une administration rectorale directe). Si le conflit ne trouvait pas de solution, le seul espoir était une démission présidentielle, puisque aucun type de vote de défiance ou de mise en minorité ne pouvait conduire à une remise en cause du pouvoir attribué le jour de l'élection. Les seules limites à ce pouvoir tenaient à ce qu'il allait de soi qu'un certain nombre de domaines ne relevaient pas du champ d'action du président, notamment pour le recrutement des enseignants, et que la responsabilité de la politique scientifique de l'établissement était largement partagée avec le conseil scientifique.
Ces fragiles garde-fous disparaissent avec la nouvelle loi : le conseil d'administration perd toute possibilité de refuser le budget et le champ des prérogatives présidentielles s'accroît considérablement (y compris pour les recrutements d'enseignants), comme si l'hyperprésidence sarkozyste constituait un nouveau modèle pour toutes les hiérarchies sociales et pour toutes les formes de gouvernance.
Cette loi rend possible - tout dépendra de la personne appelée à occuper ces fonctions - une forme de despotisme présidentiel dont on peut craindre qu'il ne soit pas toujours éclairé. Ce faisant, se développeront symétriquement, à des degrés inconnus jusqu'alors, une concentration de tous les pouvoirs entre les mains d'un nombre de personnes extrêmement limité et, partant, d'inévitables pratiques de clientélisme.
La politique scientifique des établissements risque d'en être profondément affectée, car nous aurons alors affaire à une nouvelle université où la possibilité d'un développement de tous les types de recherches sera soumise aux décisions des mêmes individus, pour le plus grand malheur de la pensée critique.
Il est fondamental que les universitaires affirment que ce combat contre la loi votée en août dans la précipitation est aussi le leur. Il est urgent que les organes de direction prennent clairement position contre elle, comme l'ont fait à plusieurs reprises le président et les instances élues de l'Université Paris-VIII à laquelle nous appartenons. Il serait bon que les rares présidents qui ne veulent pas de ce surcroît de prérogatives et en mesurent les dangers le disent clairement. Il faut enfin que les enseignants et les membres du personnel s'organisent pour faire entendre leur voix et pour dire que les déclarations des présidents d'université et les communiqués de la CPU ne traduisent pas ce que beaucoup d'entre nous pensent de cette loi. Bref, il faut faire savoir que certains ne parlent pas et ne parleront pas en notre nom.
Pierre Bayard, Denis Bertrand, Alain Brossat, Martine Créac'h, Françoise Crémoux, Jean-Louis Déotte, Jean-Louis Fournel, Bertrand Guillarme, Serban Ionescu, Tiphaine Samoyault, Mireille Séguy
sont enseignants de l'université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis
11 novembre 2007
appel à l'AG des personnels du 12 octobre
ci-joint le tract pour appeler à l'AG des personnels du 12/11/07 : LRU_tract_12_nov.doc
13 juillet 2007
Motion adoptée par la réunion des trois conseils de Paris 8 réunis en juillet 2007
Motion adoptée
par la réunion des trois conseils de Paris 8 réunis en juillet 2007
*_Motion adoptée par les trois conseils de l'Université Paris 8 réunis
le 12 juillet 2007_*
Les trois conseils de l'université Paris 8, réunis le 12 juillet 2007,
ont pris connaissance de la dernière version du « projet de loi relatif
aux libertés (responsabilités) des universités ». En raison des
oppositions suscitées par ce projet et après son rejet par le CNESER le
22 juin 2007, le texte initial a été amendé, mais ses principales
dispositions restent de nature à susciter notre opposition la plus vive,
tant sur le fond que sur la méthode employée. En l’absence de dialogue
suffisant avec la communauté universitaire, en raison du profond déficit
démocratique impliqué par ce projet et des atteintes qu’il porte au
service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, les trois
conseils exigent son retrait immédiat et l’instauration d’une véritable
concertation dans le cadre d’un large débat national.
Fermement attachés aux trois missions principales de l’université –
formation, recherche, aide à l’insertion professionnelle – et à une
authentique égalité des chances des étudiants, les trois conseils
réaffirment qu’elles ne peuvent être assurées sans une augmentation
substantielle et immédiate des moyens alloués à l’Université, impératif
qui ne saurait être conditionné par une réforme de la gouvernance.
*- Sur le déficit démocratique*
Le fonctionnement des institutions universitaires doit reposer sur des
principes démocratiques garantissant la représentation de l’ensemble de
la communauté dans sa diversité et ses spécificités. Or, la réduction
prévue du conseil d’administration (8 à 14 enseignants-chercheurs,
enseignants ou chercheurs élus, 3 à 5 étudiants élus, 2 ou 3 BIATOSS
élus, 7 ou 8 personnalités extérieures - de surcroît nommées par le
président) constitue un net recul démocratique.
Le projet implique une regrettable distorsion entre la communauté et sa
représentation. Est introduit, pour les collèges des
enseignants-chercheurs et assimilés, un mode de scrutin qui donne, sans
condition de seuil, plus de la majorité des sièges à la liste arrivée en
tête. Comme le souligne la commission des affaires culturelles du Sénat,
il en résulte un double risque « disciplinaire et clanique ». //
Pour garantir sa légitimité, le président doit être un
enseignant-chercheur titulaire élu par l’assemblée des trois conseils,
ce qui n’est plus le cas dans le projet actuel.
*- Sur les atteintes au service public de l’enseignement supérieur*
L’une des spécificités de l’université consiste à associer
l’enseignement et la recherche. Or, selon ce projet, le président
pourrait n’exercer aucune fonction d’enseignement et de recherche et
n’avoir de surcroît aucune attache avec l’établissement.
Le concours est et doit rester le mode de recrutement des
enseignants-chercheurs par les enseignants-chercheurs. Aussi doit-il
être opéré par des commissions de spécialistes élues. Or, à ces
dernières se substituent des comités de sélection nommés par le conseil
d’administration, composés au moins pour moitié d’extérieurs, et
majoritairement de spécialistes de la « discipline », sans que ce
dernier terme reçoive une définition claire. En outre, le président
dispose d’un droit de veto sur toute affectation dans l’établissement.
Le système proposé favorise en tous points l’arbitraire.
Le concours est et doit rester le mode principal de recrutement de tous
les personnels. Le statut de la fonction publique garantit l’égalité de
traitement des candidats. Or, selon le projet, le président peut
recruter, sur les ressources propres de l'établissement, des agents
contractuels pour occuper des emplois aussi bien d’IATOSS catégorie A
que d’enseignement et/ou de recherche, ce qui va à l’encontre du
principe d’égalité garanti par la Déclaration des Droits de l’Homme et
le recrutement par concours. En résultent une déréglementation des
statuts de tous les personnels ainsi qu’une précarisation de leur
situation, auxquelles s’ajoute le risque d’arbitraire et de clientélisme
dans le mode d’attribution des primes et des dispositifs d’intéressement.
Les trois conseils réaffirment leur attachement à un cadre national de
référence des diplômes, ainsi qu’à l’attribution de crédits récurrents
aux équipes de recherche sur la base de leur bilan scientifique.
*- Sur l’absence d’augmentation de moyens préalable à **la réforme** : *
Aucune dotation supplémentaire n’est à ce jour engagée par les pouvoirs
publics pour compenser la dévolution de compétences supplémentaires en
matière de gestion du patrimoine et de gestion des personnels. Ce choix
politique aggrave la situation des universités déjà sous-dotées par
rapport aux grandes écoles et aux universités étrangères. Aussi
demandons-nous la tenue d’un collectif budgétaire.
Les principes de dotation doivent être fondés sur des critères
clairement établis et rendus publics par la loi.
* - En conséquence :*
Ce projet de loi porte atteinte à l’organisation et à la mission des
établissements, sans se référer du reste à la création d’un espace
universitaire européen. Il remet en cause l’unité du service public et
les missions des personnels. Il confère des pouvoirs démesurés au
président. Il met en péril le lien essentiel recherche-enseignement, et
induit un déficit démocratique accentué par l’affaiblissement du rôle du
CS et du CEVU. Il porte atteinte au recrutement des
enseignants-chercheurs par leurs pairs et désynchronise les calendriers
de recrutement. Il porte atteinte aux statuts de tous les personnels de
l’enseignement supérieur et de la recherche. Sous couvert de «
modernisation » et d’ « efficacité », il institutionnalise un
enseignement supérieur à plusieurs vitesses.
Aucun engagement financier précis n’accompagne ce projet, tandis qu’on
annonce 17 000 suppressions d’emplois dans l’Education nationale pour
l’année prochaine.
L’avenir des universités, de l’enseignement supérieur et de la
recherche, qui exige des moyens et une réforme, mérite mieux qu’une loi
bâclée en un mois. L'université Paris 8 considère que ce projet est
inacceptable en l’état et demande que le gouvernement renonce à imposer
sa réforme durant l'été. Elle exige qu’on prenne le temps d’un véritable
débat, le plus large possible, sur les enjeux de l’enseignement
supérieur. Pour sa part elle entend poursuivre le travail engagé dans
cette perspective avec la tenue de ses Etats Généraux.
L’autonomie des universités ne saurait se réduire à une simple autonomie
de gestion de la pénurie. Parce que l’enjeu est d’assurer à tous les
étudiants la formation, la réussite et l’insertion professionnelle
auxquelles ils ont droit, nous revendiquons une autonomie qui repose sur
l’innovation pédagogique et scientifique, sur le respect des principes
démocratiques et sur un engagement national à la hauteur de ces ambitions.
